Alice et moi

 

 

Un rayon vivant

Le chat d’Alice aux Pays des Merveilles m’invite à lire ce chef-d’œuvre de l’enfance.

60 ans. Il n’y a pas d’âge pour les commencements.

Les pages traînent une à une dans la langueur de mes matins ensoleillés.

Ce matin-là, au onzième chapitre et sa volée de tartes, une pointe de lumière se décompose sur le pays des merveilles.

 Je tourne autour de ce rayon fugace comme la terre autour du soleil.

Un silence enchanteur livre sa lettre de lumière.

C’est ainsi que le merveilleux rencontre une émerveillée. Épandue dans l’extase. Suspendue entre le réel et le surréel. 

La course du soleil me ramène à l’ordre régulier des choses. Il m’en reste un sourire.